Texte de Père Gabriel en prolongement de la Toussaint

3 novembre 2019

Bonjour à tous et bon réveil en ce Dimanche 3 novembre. J’aimerais vous proposer de lire l’Evangile de Luc, chapitre 19, versets 1 à 10 : la rencontre de Zachée avec Jésus.

Dans le prolongement de la Toussaint, c’est une fête du Ciel ! Et pour la vivre il faut accepter de grimper à l’arbre de la vie, c’est à-dire de l’amour plus fort que le péché, et qui triomphe de la mort par le don de soi.

Zachée, chef des collecteurs de l’impôt pour les romains, collabo de première classe, méprisé à juste titre par la population qu’il volait, honteux et apeurés, entend que le Seigneur, comme il l’appelle, traverse sa ville de Jéricho : il court, il grimpe à l’arbre (la création au secours de la petitesse de l’homme), il se cache, il regarde à travers les feuilles du Figuier qui couvrent la nudité de sa vie. Et Jésus se plante devant lui et s’invite chez lui en l’appelant par son nom.
Souvent, en lisant cette rencontre bouleversante, je pense au courage de nos premiers parents, Adam et Eve, qui se sont cachés, humiliés, méprisés, couverts de honte d’avoir été trompés par le serpent, devenus collabo du diable.

Qu’est-ce qu’ils ont faits ? Revêtus de feuille de Figuier (ou Sycomore) ils ont grimpés sur cet arbre, attendant, apeurés la visite vespérale de Dieu (cf Genèse, chapitre 3, verset 8). Dieu se plante devant eux et s’invite chez eux, leur promettant de réaliser sa promesse de vie éternelle.

Souvent aussi, je pense à Dismas, le bon Larron, qui est monté sur l’arbre de la croix, apeuré, blessé, exposé au mépris de tous, lui l’assassin et le bandit, et qui regarde Jésus sur sa Croix, et qui l’entend lui dire : suis-moi ! , accepte ta pauvre vie, offre là, en reconnaissant ta pauvreté et ton péché, et en accueillant l’impossible du pardon de Dieu : Souviens-toi de moi... Aujourd’hui, tu seras avec moi au Paradis.

Au jardin du paradis, comme au jardin de la terre, de la vie et de la mort, Dieu s’arrête, littéralement, il se plante devant l’arbre et appelle par son nom Adam et Eve, Zachée, le bon larron : "Descends de ton arbre ! je suis venus pour te ramener à la maison, car "je ne veux qu’aucun des enfants d’Abraham ne se perdent !" Je ne regarde pas le péché, mais je regarde l’homme et la femme au milieu de la création qui est belle, et je viens le chercher : "En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » Amen

Si nous lisons cette page aujourd’hui, je ne doute pas un instant qu’elle nous apporte joie et confiance pour accueillir Jésus dans nos vies et à témoigner auprès de ceux que nous rencontrons de la Bonne Nouvelle du Salut. Bon Dimanche !