Pèlerinage à Rome - témoignage

4 novembre 2018

Chers(es) Jeunes,
Je viens vers vous à travers cet article pour partager nos moments riches et fructueux de notre dernier pèlerinage à Rome. Une grande joie pour moi de vous raconter ce pèlerinage qui a eu lieu du 20 au 26 octobre, avec nos chers accompagnateurs et accompagnatrices de Marie Pila et bien sûr les jeunes si joyeux assidus à la prière, à l’écoute de la parole de Dieu, à la curiosité de découverte des histoires de l’Eglise, motivés par les balades, Bay nigth, etc ...

Le pélé s’est bien déroulé avec une belle célébration Eucharistique dominicale à l’église Saint Louis présidé par le Cardinal, archevêque émérite de Paris, Card Jean XXIII, et une Messe de lundi matin, qui a touché le coeur de tout le monde devant la tombe de Saint Pierre ; nous avons aussi célébré la Messe dans la Basilique de Saint Paul hors le Mur ( quels sont donc les secrets de ces grands évangélisateurs ?...) et la Messe célébrée à l’église de Sainte Agnès, une jeune femme martyrisée à cause de sa fidélité pour la foi, elle a préféré la fidélité de son coeur et de son corps au Christ. Elle s’appuie sur Jésus, un modèle pour nous aussi, la faiblesse qui s’appuie sur Dieu trouvera sa force ; elle était victime de pressions pour obéir au plaisir des autres, par contrainte, mais elle a résisté jusqu’au bout (belle histoire de la foi, miroir pour notre chemin de la foi et de la sainteté que le Pape nous souhaite à tous)...

Le pélé a été particulièrement marqué par l’Audience avec le Pape François sur la place Saint Pierre qui a rassemblé toute la communauté dans le monde entier, nous n’étions que cris de joie à tel point que certains parmi nous n’avaient plus de voix, certains ont réussi à faire une photo selfie avec le Pape (Amen !). Chers(es) ado, rappelez-vous le message du Pape François à cette belle occasion de rencontre directe avec lui : "...un appel direct à la fidélité, et, en effet, aucun rapport humain n’est authentique sans fidélité ni loyauté..., la fidélité est une façon d’être, un style de vie. On travaille avec loyauté, on parle avec sincérité, on reste fidèles à la vérité dans ses propres pensées, dans ses propres actions. Une vie tissée de fidélité s’exprime dans toutes les dimensions et conduit à être des hommes et des femmes fidèles et fiables en toute circonstance..." Il a parlé bien sûr sur de la vie de couple en commençant par le mot fidèle.
Le pélé a été marqué par la création d’une chanson : Mes pieds, mes pieds ne me font pas mal, parce que (parce que) je veux continuer mes pélés...Une chanson inspirée par nos journées en marche, mais riche de sens car nous sommes jeunes et appelés pour annoncer la bonne nouvelle au monde.

Comme nous le savons, cette année était marquée par le SYNODE de jeunes. Cher(s) Jeune(s), à nous de transmettre aujourd’hui le message du Pape et je suis très touché par son message lors du JMJ de Madagascar ; le Pape a adressé un message pour ces Jeunes : "Ne crains point Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu". Cette parole de l’ange à Marie est aujourd’hui pour chacun, chacune de nous. Dieu s’adresse à nous. Comme le Seigneur a regardé Marie et lui a fait don de sa grâce, il nous regarde avec amour, respect, tendresse. Il connaît nos peurs, nos fragilités. Avec lui tout est possible.
Dans le livre du Pape François, intitulé "Dieu est jeune", 18, il nous dit : « le jeune marche sur ses 2 pieds comme les adultes, mais à la différence des adultes, qui les gardent bien parallèle, il en a toujours un devant l’autre, sans cesse prêt à bondir. Toujours prêt à aller de l’avant. Parler des jeunes, c’est parler de promesses, et c’est parler de JOIE. Ils ont une force immense, ils sont capables de regarder avec espoir. Un jeune est une promesse de vie qui possède par nature un certain degré de ténacité ; il a assez de folie pour pouvoir s’illusionner, tout en ayant aussi la capacité de réalisation de ses rêves."
Lors de notre rencontre avec le Père Laurent Pidolle, prêtre diocésain tertiaire franciscain, nous avons eu la grande chance de pouvoir lui poser des questions et de l’écouter concernant la vie de l’Eglise, nos doutes, nos craintes, nos soucis.... Des questions simples qui nous ouvrent à la liberté de nos pensées, ouvrent nos coeurs davantage à notre relation personnelle ainsi que communautaire avec Dieu, sans doute, moi personnellement j’ai été touché par ces questions car parmi vous qui avaient exprimé durant cette petite soirée votre recherche de la vérité, la finalité n’est rien d’autre que le Christ.

Cette rencontre durant laquelle le Père Laurent Pidolle s’est exprimé humblement concernant la vie d’ado, et en particulier sur les fruits de sa lecture sur le livre du Pape, intitulé "Dieu est jeune".
Quelques points qu’il me permettra de citer. Il a bien dit les ados ne sont plus des enfants, mais pas encore des adultes, c’est à dire, l’adolescence c’est une phase intermédiaire, comme une passerelle, qui nous emmène de l’autre côté de la route, donc, nous sommes en mouvement, en voyage. Des fois, on a du mal à parler de demain avec certitude, selon nos doutes et nos soucis, car l’adolescence c’est l’importance de l’instant.
L’instant est un rêve qui bouleverse notre vie entière, je me rappelle quand le Père Laurent Pidolle nous a raconté l’expérience du Pape François quand il avait 17 ans : 17 ans quand il est poussé à entrer dans une église, et l’on pense sans doute beaucoup plus au présent dans cette phase de la vie que pendant tout le reste de son existence... or l’instant est ce qui m’appartient pour aimer : le passé est confié à la Miséricorde de Dieu, l’avenir est remis entre ses mains, mais le présent est là pour me laisser aimer et pour aimer.

Mais attention : l’instant est fermé sur lui-même, il est immobile, il se consume lui-même dans sa propre voracité finie et définitive. C’est autre chose de penser le temps, le Temps qui est vie, développement, ouverture aux expériences de l’existence. (Dieu est jeune, 127).
Je trouve que c’est beau cette petite histoire de Pape François lors des JMJ Cracovie, célébration d’ouverture, 28.7.2016 : Au cours de mes années en tant qu’Evêque a dit le Pape, j’ai appris une chose, j’en ai appris tant, mais il y en a une que je veux dire maintenant : il n’y a rien de plus beau que de contempler les désirs, l’engagement, la passion et l’énergie avec lesquels de nombreux jeunes affrontent la vie. Cela est beau ! Et d’où vient cette beauté ? Lorsque Jésus touche le coeur d’un jeune, d’une jeune, ceux-ci sont capables d’actions vraiment grandioses. Il est stimulant de les écouter partager leurs rêves, leurs interrogations et leur désir de s’opposer à tous ceux qui disent que les choses ne peuvent pas changer. Ceux que j’appelle les ’quiétistes’ : on ne peut rien sans conviction... Je vous pose la question et vous répondez : peut-on changer les choses ? Oui, oui ! Voilà ! C’est un don du ciel de pouvoir voir beaucoup d’entre vous qui, avec vos interrogations, cherchent à faire en sorte que les choses soient différentes. Il est beau, et cela me réconforte, de vous voir si enthousiastes.

Faites votre chemin, soyez des jeunes en action, qui regardent les horizons, pas leur miroir. En regardant toujours devant vous, en marche, et pas assis sur un canapé. Je dois souvent dire ceci : un jeune, un garçon, une fille, qui se détend sur un canapé, finit par prendre sa retraite à 24 ans : cela ne va pas ! Et puis, vous l’avez bien dit : ce qui me permet de me trouver n’est pas le miroir, de regarder, de regarder je suis. Me trouver, c’est faire, c’est aller à la recherche du bien, de la vérité, de la beauté. C’est là que je me trouve. (discours à la rencontre des jeunes, à l’occasion du synode, 6.10.2018).

Nous avons bien discuté à ce sujet cher(e) Jeune du Pélé, notre discussion c’était ceci : quand on est ado, on remet des choses en question et en même temps on forge notre personnalité pour être autonome... à la fin de ce sujet le Père nous a dit bien clairement, « Jeunes en marche, ne soyez pas Jeunes sur un canapé. Oui cher(e) Jeune, être sur un canapé c’est être statique et ne pas réagir à son environnement. Parmi nous, quelques uns disaient que le canapé c’est le synonyme d’endormissement. Jeune en mouvement, cela signifie Jeune qui bouge et regarde autour de lui au lieu de rester sur le divan.
Puis, sur ce chemin, un autre mot m’a frappé, c’est le dernier mot. Ce mot était fort, mais vrai... Qui l’a dit ? Toi. C’était fort : La cohérence. Etre cohérent dans la vie. Je prends un chemin, mais avec une cohérence de vie. Et quand vous voyez une Eglise incohérente, une Eglise qui vous lit les Béatitudes et ensuite tombe dans le cléricalisme le plus princier et le plus scandaleux, je comprends, je comprends.... Si tu es chrétien, prends les Béatitudes et mets les en pratique.

Chers (es) Jeunes, la richesse de mon voyage à Rome est abondante, j’essaie de résumer pour que le pélé que nous avons vécu à Rome s’enracine, comme dans l’expression « Verbe s’est fait chair pour que la chair devienne Verbe », donc, je ressens ce devoir de transmettre pour que chacun puisse se sentir participant(e). Tu n’es jamais seul, Jésus est toujours là avec toi. Vivre des expériences de foi avec d’autres jeunes. "Ne restez pas seuls. L’Eglise est une grande famille dans laquelle vous trouverez toujours soutien et réconfort : dans notre paroisse et ou bien à l’école, par la prière, les sacrements, l’amitié, l’accompagnement des prêtres et des autres baptisés....
Je conclue sur ces 3 recommandations tirées du livre du Pape François (Dieu est jeune, 136) : celles de la tête, du coeur et des mains :

> Apprends ce que tu sens et ce que tu fais
> Sens ce que tu penses et ce que tu fais
> Fais ce que tu penses et ce que tu sens.

Dieu est jeune, 147 – 148. A tous les jeunes, je dis : n’ayez pas peur de la diversité et de vos fragilités ; la vie est unique et on ne peut pas la reprendre. Dieu nous attend chaque matin à notre réveil pour nous refaire ce don. Gardons-le avec amour, grâce et naturel. Anderson