Messe du 30 décembre à Saint Siffrein

4 janvier 2019

Homélie du Père Christian Barthés lors de la messe de 10h30 à la cathédrale Saint Siffrein à Carpentras le 30 décembre 2018

Il y a plusieurs manières de débuter l’explication de cet évangile. La première chose est pratico-pratique. Si Joseph et Marie ne se sont pas inquiétés de savoir si Jésus marchait avec eux, c’est parce que les hommes formaient le groupe des hommes, les femmes le groupe des femmes et les enfants jouaient entre eux à l’arrière. Ils s’en retournaient chez eux ainsi. La deuxième chose, c’est que ce passage de Saint Luc clôt le récit de l’enfance de Jésus. Le troisième point, vous savez que nous sommes entrés dans la nouvelle année liturgique, l’année C, tout au long de l’année, nous serons invités à entrer dans l’évangile de Luc. Avant de revenir sur la fête de la Sainte Famille, il y a un quatrième point. Il faudra relire la suite de l’évangile de Luc, à savoir le livre des Actes des Apôtres. Je viens de situer le cadre dans lequel Luc se trouve.

Aujourd’hui nous fêtons une belle fête : celle de la famille. La famille, vous le savez, n’est plus la même qu’il y a cinquante ans en arrière. A l’époque, une famille hébergeait plusieurs générations. Les parents, les grands parents voire même les arrières grands parents vivaient dans la même maison, c’était une question de solidarité. Nous avons aujourd’hui des familles qui sont de fratries différentes, des familles recomposées, Il y a des familles qui ne font pas baptiser leurs enfants dont les parents nous disent : ils choisiront. Mais comment choisiront-ils si on ne leur parle pas de Jésus ? Si on ne les aide pas à découvrir la prière, à faire le choix d’être baptisé. C’est un récapitulatif rapide de ce que nous connaissons.

Ce que nous savons tous, c’est que le modèle de la famille chrétienne c’est la famille de Marie, de Joseph et de l’enfant Jésus. Joseph a joué ce rôle pour éviter que l’enfant Jésus ne soit massacré. Il est parti en exil en Egypte. La famille reste le pilier, le pivot de la transmission de la Foi. On peut appeler cela une église domestique. L’église est alors composée des parents , papa, maman et des enfants. C’est le lieu où on vit ensemble, on partage et on prie. On prie à différents moments de la journée ou on prie ensemble le soir, avant d’aller se coucher. C’est aussi là que j’apprends que je peux faire partie de l’œuvre missionnaire. Je peux m’engager dans la catéchèse , dans l’éveil à la foi pour transmettre toutes ces valeurs que nos familles nous ont transmises. On propose aussi les trois sacrements de l’initiation chrétienne que sont baptême , confirmation et eucharistie. La famille c’est le creuset, c’est là où on vit ensemble les grandes joies, les peines et les fêtes.

Aujourd’hui, nous chrétiens , sommes interpellés par tous les types de famille qui peuvent exister avec toutes les lois qui sont passées dans notre pays. L’Eglise a dit la parole qu’elle avait à dire à ce moment là et elle reste très vigilante pour tout ce qui concerne la famille. Que dire ? Quand la famille a reçu le sacrement de mariage, ce qui est important, c’est le lien d’indissolubilité entre Dieu et le couple qui s’est uni devant Dieu et devant les hommes. Après, il y a la liberté des conjoints et la liberté de la famille d’élever ses enfants de façon chrétienne , de leur transmettre la foi et plus tard de les confier à l’Eglise par le biais de la catéchèse ou des services de jeunes. Nous, les anciens, nous devons être vigilants et veilleurs, témoigner de notre foi. Nous devons protéger la famille car c’est l’intangible de notre société, c’est le ciment de notre unité. Les enfants qui naissent aujourd’hui seront les chrétiens de demain.

Que Dieu bénisse toutes les familles, celles présentes ici, et celles qui ne sont pas présentes ici. Amen .