Les lieux de prière

14 septembre 2016
La cathédrale Saint Siffrein

Elle est ouverte du lundi au dimanche (voir horaires ci-contre).

Des visites sont organisées par l’Office de Tourisme en saison et, ponctuellement, par la paroisse. 

La Cathédrale Saint Siffrein, du nom de l’évêque patron de la cité (7ème siècle) offre un bel exemple d’architecture gothique méridionale qui se caractérise par un espace unifié et une forte muralité. C’est la plus grande église du Diocèse : 58 mètres de long dont 42 pour la nef à six travées d’ogives. 

Sa construction a duré plus d’un siècle (1405-1531), succédant à deux édifices antérieurs, dont une cathédrale romane du 13ème siècle, aux vestiges encore existants sur le flanc nord du chevet.

A l’intérieur, la décoration est révélatrice du grand mouvement artistique suscité par la présence pontificale dans le Comtat Venaissin, jusqu’à la Révolution. Panneau peint du couronnement de la Vierge, vitraux du 15ème siècle, retables génois en marbre précieux, sculptures en bois doré de la famille Bernus, exceptionnelles ferronneries des Mille, tableaux signés G.E. Grève, N. Mignard, E. Parrocel et du Carpentrassien J.S Duplessis… ils se laissent regarder dans l’ombre des chapelles.

En savoir plus 

  • et son Saint Mors

La cathédrale Saint Siffrein possède dans son trésor une exceptionnelle relique. Il s’agit d’un mors romain du IVème siècle, qu’une très sérieuse tradition dit avoir été forgé avec un clou ayant servi à la crucifixion de Notre Seigneur.

On le désigne aussi sous le terme de Saint Clou. Saint Ambroise que Sainte Hélène, avec l’un des clous, ordonna de faire un mors de cheval pour assurer protection et victoire à son fils l’empereur Constantin dans les combats. Saint Jérôme et plusieurs autres historiens de cette époque confirment ce fait. On trouve une attestation particulièrement importante de cette relique dans les actes du Concile de Constantinople de 553.

Ce Saint Mors fut conservé dans le trésor des empereurs de Constantinople jusqu’en 1204, où la ville fut assiégée et pillée par les croisées lors de la 4ème Croisade. Dès 1226, le Saint Mors apparaît à Carpentras sur le sceau de l’évêque IsnardIl serait parvenu à Carpentras par le don d’un des seigneurs accompagnant la Croisade.

Les documents d’archives qui en faisaient état ont péri dans l’incendie de l’évêché de Carpentras à la mort de Clément V en 1314. Cette relique insigne a été sauvée lors de la révolution française en raison de sa valeur archéologique. Elle est retournée dans le trésor de la cathédrale dès les premières années du XIXème siècle.

Elle est présentée dans un magnifique reliquaire et exposée à la vénération des fidèles le Vendredi Saint et le 27 novembre pour la fête de Saint Siffrein.

Monseigneur André REYNE
 
 
L’église Notre Dame de l’Observance
Eglise Notre Dame de l'Observance
Rue de l’Observance, 84200 Carpentras

Elle est ouverte à l’occasion des offices religieux.

En 1562, alors que la guerre entre catholiques et protestants ravage la vallée du Rhône, les «  Observantins de Saint-François  » fuient Monteux où ils résidaient et demandent asile à Carpentras. Soutenus par des familles nobles, ils acquièrent des maisons dans le quartier nord-est de la ville, rue du Marché-aux-cochons, et y installent leur couvent et une église. Cette dernière est érigée en paroisse en 1792, et un curé constitutionnel est nommé  ; puis l’église est convertie en temple décadaire et le couvent vendu comme bien national. 

En 1802, la paroisse est rouverte  ; l’église est restaurée. L’abbé Francis Pougnet l’agrandit en 1880 : sur une partie de la nef primitive sont greffés un important transept et une abside à sept pans, de style néogothique.

Un clocher à flèche signale l’église de loin. Un beau portail flanqué de colonnes ioniques ouvre sur un vestibule carré. Les vitraux, vraisemblablement d’origine lyonnaise, sont un bel exemple de la renaissance du vitrail au XIXème siècle : la Vierge, saint François, sainte Claire, les pères de l’Église témoignent de la spiritualité franciscaine des premiers fondateurs de cette église.


La chapelle du Carmel
Chapelle de la Maison paroissiale
Maison Paroissiale, 15 place de la Marotte, 84200 Carpentras

Elle est ouverte à l’occasion des offices religieux

Le bâtiment actuel du Carmel qui depuis 2008 n’est plus occupé par les soeurs carmélites est devenu en 2010, Maison Paroissiale.

Le bâtiment construit à la fin du XVIIème siècle a d’abord été un couvent de Pères Carmes. Vendu à la Révolution comme bien national, il fut racheté au tout début du XIXème siècle par les Carmélites rescapées de la révolution et qui avaient été expulsées de leur couvent situé au centre-ville.

Il semblerait qu’il n’y ait eu comme chapelle du couvent des Carmes que l’actuelle chapelle, sans caractère, mis à part les belles boiseries du choeur des religieux puis des religieuses, de la fin du XVIIIème siècle.

La chapelle a été complètement réaménagée dans les années 1970.

Monseigneur André REYNE
 
 
La chapelle Notre-Dame de Santé Chapelle Notre Dame de Santé
198 avenue Notre-Dame de Santé, 84200 Carpentras

La chapelle est ouverte tous les jours sans interruption toute la journée (accueil aléatoire au N° 198) et à l’occasion des offices religieux.

Cette chapelle, petit joyau du XVIIIème siècle, fait mémoire de la fin miraculeuse d’une épidémie de peste en 1629. Depuis lors et à la suite d’un vœu des échevins de la commune, elle fait l’objet d’une grande ferveur populaire. Chaque année le 10 juillet à 3 heures du matin est célébrée la messe commémorant l’événement. Celle-ci est précédée d’une neuvaine de prière.
 
 
 
La chapelle Sainte Bernadette de Serres
Chapelle Sainte Bernadette de Serres
Hameau de Serres, 84200 Carpentras

Elle est ouverte tous les derniers dimanches du mois pour la messe et lors des autres offices célébrés à la chapelle.

 
La chapelle de l’hotel-Dieu

La célébration d’une Messe à la mémoire de notre chère sœur Saint-Jean dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu est pour nous l’occasion de jeter un coup d’œil sur ce monument insigne du patrimoine carpentrassien. On peut d’ailleurs dire que ce patrimoine prestigieux est à 90% religieux ou dû à l’église. La façade majestueuse de cet Hôtel-Dieu n’est d’ailleurs que l’écrin d’un joyau du XVIIIe siècle qui en est la chapelle.

Cette chapelle est un édifice sacré à plus d’un titre, non seulement parce qu’elle est un lieu de culte mais aussi parce qu’elle garde la tombe d’insignes bienfaiteurs de notre ville et en premier lieu celle de Mgr d’Inguimbert, fondateur de cet Hôtel-Dieu. Il y a aussi la tombe d’un autre bienfaiteur insigne de Carpentras, Moricelly. Et enfin comment oublier que sous les dalles du chœur de cette chapelle dorment plus de cent religieuses qui, pendant deux siècles, ont soigné les Carpentrassiens, ayant voué leur vie à ce service inestimable et, parmi elles, sœur Saint-Jean que beaucoup ont connue. Peut-être même que certains d’entre nous ont été soignés par elles, la communauté n’ayant cessé ses fonctions qu’en 1975.

Cette chapelle est donc pour nous un lieu sacré non seulement au titre d’édifice religieux mais encore comme un haut lieu de la mémoire carpentrassienne. Ceux qui la visiteront quand l’Hôtel-Dieu sera devenu en même temps un pôle culturel, ne pourront pas oublier que les plus insignes bienfaiteurs de la ville y reposent et à ce titre, s’ils sont croyants, prier pour eux dans un lieu resté sacré et qui le restera.