Homélie du Père Léopold - dimanche 15 septembre 2019 - messe de 9h

19 septembre 2019

Homélie du 24e Dimanche du temps ordinaire C

En ce Dimanche 24e de l’Année liturgique C, une vérité s’impose : « la miséricorde de Dieu n’est accordée qu’à celui ou celle qui se reconnait pécheur ou pécheresse ». Et la grâce à demander, c’est la reconnaissance de nos faiblesses, de nos limites pour être bénéficiaires de la divine miséricorde.

Se reconnaitre saint ou sainte, c’est ne pas vouloir de la grâce de Dieu comme les pharisiens et les scribes dans la page de l’Evangile : cet homme fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux. Nous sommes tentés aussi d’avoir cette même attitude d’une manière ou d’une autre quand nous n’arrivons pas à considérer d’autres religions dans nos sociétés. Quel regard avons-nous face à elles ? Est-ce, un regard de compassion ? De proximité ? D’amour ? Que chacun, chacune se prouve.

A leur préoccupation, Jésus donne les paraboles qui montrent que Dieu n’est pas seulement un Dieu de juste mais aussi de pécheur. Du coup, Il fait pleuvoir la pluie, tomber la neige, luire le soleil, pour les bons et les mauvais, il n y a pas de discrimination. D’ailleurs, le pécheur c’est quelqu’un que Dieu a perdu et cherche à le retrouver. C’est le sens même de paraboles de ce dimanche « Brebis égarée que le berger cherche, pièce d’argent perdue que la femme cherche, enfant prodigue dont le Père attend impatiemment son retour ».

Saint Paul dans la deuxième lecture renchérie avec ses propres mots comme suit : « voici une parole digne de foi et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, et moi je suis le premier des pécheurs ». Nous avons donc, le verbe sauver ; Jésus sauve les pécheurs. C’est cela le thème même de notre méditation de ce dimanche épinglée supra. A titre de rappel : « la miséricorde de Dieu n’est accordée qu’à celui ou celle qui se reconnait pécheur ou pécheresse ». Une question mérite d’être posée : reconnais-tu pécheur ou pécheresse pour bénéficier de la grâce divine ? À chacun, chacune sa réponse.

Dans la première lecture, Moise reconnait les faiblesses de ses compatriotes et implore la miséricorde de Dieu qui voulait les exterminer tous. Le texte fini par dire que le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple. Une fois de plus, reconnaissons nous faibles devant Dieu et il nous accordera toujours sa miséricorde. - Amen