Homélie du Père Gabriel lors de la messe du 24 mars 2019

6 avril 2019

Nous sommes devant le chemin de Carême

avec les prénoms des enfants et des adultes qui se préparent à recevoir le baptême inscrits sur les pierres. Leurs noms sont déjà inscrits dans le livre de l’appel décisif. Il y a quinze jours, l’évêque est venu ici et les a inscrits . Il y a la parole de Dieu évidemment parce que le Christ nous guide à travers ces 40 jours de désert vers la terre promise , vers la libération. Il y a aussi l’eau vive parce qu’ils ont besoin de la source qui va venir vivifier leur vie, la grâce de Dieu, mais elle est aussi symbole de purification et, peut-être même , profondément aussi, de cette humanité que nous formons tous et qui a besoin de cette joie pascale. Il faut nous aussi apporter notre eau et la laisser être purifiée par la grâce du Seigneur.

Ce dimanche, il y a un arbre. Il est en mauvais état. Dans l’évangile qui se termine par une parabole c’est à dire une histoire imagée destinée à faciliter la compréhension, dans cet évangile donc, le Seigneur nous parle du figuier stérile au milieu d’une vigne. Le maître dit qu’il faut le couper. Le tâcheron intervient. Il propose de bêcher puis de nourrir l’arbre. Il fait des efforts pour donner une vie nouvelle. Jésus sait que nous sommes pauvres faibles et fragiles, que notre humanité est blessée, produisant peu de fruit. Il nous demande de nous laisser être sauvés mais pas n’importe comment.

On ne peut pas se sauver seuls. On ne peut pas vivre seuls notre foi chrétienne. Il y a besoin de venir à l’église le dimanche pour retrouver ceux qui sont chrétiens. On a besoin de s’entraider. Jésus nous demande de nous entraider pour que l’arbre puisse produire son fruit. Personne n’est exclu. On vit notre foi ensemble. Nous devons être acteurs et pas spectateurs. Nous sommes tous en actes de notre vie chrétienne. Ne soyons pas comme des spectateurs d’un film avec des pop-corn dans la main qui regardent le film de la vie passer sans s’engager. Un christianisme sans engagement est une distraction littéraire.

Y a t-il parmi nous des vignerons qui vont se lever pour dire au maître : Maître, laisse-moi encore le travailler, le fortifier et tu verras, les fruits seront là en abondance.

Dieu dit : Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps, Je suis fidèle dans mon désir de bonheur pour vous. Parce que Je suis l’Amour. Je suis la famille. Je suis le don, Je suis le salut. Je suis, et tu peux appuyer toute ta vie sur Moi. Voulons-nous être avec Jésus jusqu’à la fin des temps ? Ce Oui nous engage.
Acteur ou spectateur ? Seigneur, me voici pour faire ta volonté ici, à Carpentras. Je m’engage pour que ta vigne et ton figuier produisent des fruits.

Il faut savoir que le figuier représente la Loi. Une feuille de figuier est toujours différente d’une autre, or il y a au moins 70 explications pour chaque article de la Loi. La Loi pour nous est parole du Christ Jésus. La Loi nous révèle notre incapacité à être fidèle, et le Christ vient nous sauver en prenant soin de l’arbre. Il est important que nous soyons de cette vigne, et de ce figuier dans la grâce du Christ Jésus. Amen