Homélie du Père Gabriel - Messe du 3 mars 2019

7 mars 2019

Homélie du Père Gabriel lors de la messe du 3 mars 2019 à la cathédrale Saint Siffrein

Ce dimanche est centré sur la parole qui sort de notre bouche et qui doit être l’expression de notre cœur. C’est quelque chose qui nous engage tous parce que vous savez qu’un des griefs qui nous est fait à nous chrétiens qui allons à la messe tous les dimanches, les chrétiens pratiquants. Aujourd’hui, dans les sondages, on dit que les chrétiens pratiquants sont ceux qui vont à la messe une fois par mois.

Ce que l’on entend souvent comme grief c’est : vous les chrétiens, qui dites que Dieu est amour, quand vous sortez de l’église en dehors du fait que vous n’avez pas forcément des mines de ressuscités, mais ça , ça dépend du temps et du moment, vous vous mettez à parler , à critiquer.

Souvent les gens vous disent et c’est une excuse, moi j’irai davantage à la messe, si en sortant, je n’entendais que des paroles qui sortent d’un cœur bon. Est-ce que c’est ainsi que vous voulez vivre votre vie de chrétiens ? Oui, bien sûr. Voyez comment la parole qui est l’expression de notre cœur est très importante. Elle peut être une parole qui évangélise, qui donne la vie. Ou alors une parole qui est un contre témoignage.

Quand on était petit, on nous disait : tu tourneras ta langue 7 fois dans ta bouche avant de dire quelque chose. C’étaient les leçons de nos parents et de nos grands parents aussi. Il serait bon de temps en temps de se rappeler ce bon dicton. Et comme nous sommes des adultes, de le mettre en pratique. Pourquoi 7 fois ? Parce que le chiffre 7 indique la perfection.

Nous souhaitons une bonne fête des grands mères à toutes nos grands mères ici présentes, qu’on les appelle Bonne Maman, Mamie, Grand-Mère...Nous les embrassons comme du bon pain, du pain bénit. Et nous leur offrons le poème de Guy Gilbert :

Un cœur de Mamie, ça veut du bonheur,
Du bonheur pour tous ses enfants.
Un cœur de Mamie, ça a toujours peur, ça tremble pour petits et grands ;
Ça se laisse grignoter par la vie et les événements.
Un cœur de Mamie, ça se donne sans compter :
C’est toujours un cœur de maman.

Un cœur de Mamie, ça n’aime pas la solitude.
C’est hospitalier, comme dans les Béatitudes.
Ça aime les visites. « Ne partez pas, vous avez le temps. » 
 « Encore un biscuit. » 
« Restez encore un instant. »
Ça aimerait qu’on lui dise un petit merci en passant.
Ça voudrait une bise ;
Mais les jeunes en ont-ils le temps ?

Un cœur de Mamie, ça ne vieillit pas.
Ça veut s’accrocher.
C’est parfois bien las !
Un cœur de Mamie, c’est plein de finesse ;
ça sait deviner : ça voit la tristesse ; ça sait regarder, sans oser rien dire.
C’est plein de bonté, ça vit de tourments.

Un cœur de Mamie, ça se dit : « Je ne voudrais pas partir. »
Rester pour aimer.
Même vieux, ça ne veut pas mourir.
Demain oui, peut-être.
Mais non, non, pas aujourd’hui.
Ça veut être là pour les fêtes.
Voir grands et petits ; consoler ; encourager.
Ça ne pense qu’à donner.
Ça a de l’expérience.
Ça doit rester longtemps,
Pour donner confiance dans la vie à ses petits-enfants.

Merci à nos grands-parents et en particulier à nos mamies. Qu’elles soient bénies.
Amen