Homélie de Père Léopold pour le deuxième dimanche de Pâques - 20 avril 2020

20 avril 2020

DEUXIEME DIMANCHE DE PAQUES

- Actes 2, 42-47
Psaume 117

- 1 Pierre 1, 3-9

- Jean 20, 19-31

On l’appelle aussi Dimanche de la Divine miséricorde où le Christ envoie ses disciples à être les missionnaires du pardon et de la tendresse de Dieu : « Recevez l’Esprit Saint. A qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus ». Nous voyons là l’institution du sacrement de pénitence et réconciliation, alors que nous rencontrons de personnes qui se disent : ne jamais confesser chez un homme comme moi. Ils font allusion au prêtre oubliant que tous les sacrements sont les signes visibles de la présence du Christ. Le prêtre agit in persona Christi.

Je voudrai méditer avec vous sur la figure de Thomas, d’ailleurs c’est incontournable dans la page de l’Evangile de ce jour. Le texte dit : « Or, l’un des douze, Thomas appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau)… ». C’est Jumeau qui nous intéresse dans l’Evangile. Il existe deux choses lorsque nous parlons de vrais Jumeaux : La ressemblance et la divergence. Ainsi, ne voyons-nous pas aujourd’hui comme des jumeaux à Thomas ? d’autant plus que l’Evangile ne précise pas son jumeau. Oui aujourd’hui, chacun, chacune peut se considérer comme jumeau à Thomas, pourquoi ? Parce que comme ‘’ressemblance à Thomas’’, beaucoup ne croient pas et se disent athées au nom de leur liberté, même dans les établissements scolaires catholiques. Et nous commençons à vivre dans la société de ‘’voir pour croire’’. Il n’y a pas moyen de croire en Dieu invisible. Oui, Thomas n’a pas cru parce qu’il n’a pas vu de ses propres yeux.

Comme ‘’divergence à Thomas’’, nous n’avons jamais vu le Christ comme Thomas, mais nous croyons à Lui grâce à l’écoute de sa parole : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Depuis longtemps, la foi des enfants d’Israël était posée sur l’écoute, « Shemaʿ Yisrā’ēl YHWH elohénou YHWH eḥāḏ » c’est-à-dire, écoute Israël, l’Éternel [est] notre Dieu, l’Éternel [est] un. Deutéronome 6,4. « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie », disons merci aux missionnaires de l’Evangile qui nous ont apporté la foi, et aux catéchistes qui nous guident à la foi dès les bas âges. Que le Seigneur aide son peuple à ouvrir les oreilles pour écouter avant de faire l’expérience de voir. Amen

Père Léopold WENGA, Vicaire