Ecole du doute - La Mission par le Rosaire - octobre 2020

5 novembre 2020

Dimanche 25 octobre 2020

La mission par le Rosaire

Questions :

1)Qu’est-ce que la mission ?

2)Qu’est-ce que le Rosaire ?

3) Comment est-il né ?

4) Quel est le rôle de cette dévotion dans l’histoire ?

5) Quels saints ont pris pour support le Rosaire au cours de leur mission ?

6) Qu’en est-il du Rosaire de nos jours ?

Quelques définitions :

Rosaire : Du latin rosarium qui veut dire couronne. C’est une pratique de piété consistant à réciter à l’origine 150 « Je vous salue Marie » répartis en trois groupes de 50. Aujourd’hui, Jean-Paul II ayant rajouté des mystères lumineux en 2002, on récite 200 « Je vous salue Marie » en méditant sur les mystères de la vie cachée et publique de Notre Seigneur et de sa mère.

Je vous salue Marie : ce sont les premiers mots de la salutation angélique à Marie le jour de l’Annonciation.

 Chapelet : Diminutif de chapel, petit chapeau. Dans l’antiquité, on offrait une couronne de fleurs aux personnes nobles. C’est aussi la couronne de roses sur la tête de la Vierge Marie.

C’est un objet de piété composés de petits grains rassemblés en dizaines, avec entre elles un grain isolé. On le fait défiler entre les doigts au fur et à mesure qu’on récite un Pater et dix Ave Maria. Cela permet de méditer les mystères de la vie de Jésus. Comment se récite le chapelet ?

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. 
Dieu viens à mon aide.
Seigneur, à notre secours. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, 
pour les siècles des siècles. Amen.

Pour chaque dizaine, on énonce le « mystère », par exemple, pour le premier mystère : « L’annonciation de l’Ange à Marie ».

Après un bref temps de méditation, on récite un Notre Père, dix Je vous salue Marie et un Gloria.

Pour chaque dizaine du chapelet, on peut ajouter une invocation.

À la fin du Rosaire, on peut réciter les litanies de Lorette, ou une autre prière mariale.

Mystères Joyeux : Annonciation, Visitation, Nativité, Présentation de Jésus au Temple, Recouvrement de Jésus au temple

Mystères douloureux : Gethsémani, Flagellation, Couronnement d’épines, Crucifixion, Mort de Jésus sur la croix

Mystères Glorieux : Résurrection, Ascension, Pentecôte, Assomption de la Vierge au ciel, Couronnement de Marie au ciel.

Mystères Lumineux : rajoutés par Jean-Paul II, Baptême de Jésus, Noces de Cana, Annonce du Royaume et appel à la conversion, Transfiguration, Institution de l’Eucharistie.

Le tout compose le Rosaire.

Mission : La mission dans la révélation biblique est relative à l’histoire du salut. Elle implique un appel positif de Dieu. Elle s’applique aussi bien à des communautés qu’à des individus.Le mot mission gravite autour du mot envoyer. A l’appel, chacun répond avec son tempérament personnel. Des missions sont destinées à apporter la Parole de Dieu aux hommes. D’autres ont des aspects plus historiques comme la sortie d’Égypte. La mission de Jésus, reçue du Père, est l’œuvre rédemptrice. La mission de Jésus se prolonge par celle de ceux qu’Il a envoyés. Pour cela, l’Esprit Saint leur est envoyé.

Origine du Rosaire : Le Rosaire est lié à la formation du « Je vous salue Marie » et à l’évolution de la piété mariale chez les Bénédictins puis chez les Chartreux. Les convers des communautés religieuses ne savaient pas lire et on suggère au IX ème siècle de remplacer la récitation des 150 psaumes par autant de Notre Père en comptant sur des cailloux dans un sac ou sur des nœuds d’une corde. Au XI ème siècle, on remplace les Notre Père par des « Je vous salue Marie ». C’est au XIV ème siècle que le moine rhénan Henri de Calcar divise les 150 Ave en dizaines séparées par un Notre Père. En 1470 le Dominicain breton Alain de la Roche subdivise les épisodes de l’histoire du salut en Mystères et fonde la première confrérie du Rosaire. Le Pape Pie XII a qualifié les mystères « d’abrégé de tout l’’évangile ». On l’appelle aussi le psautier de la Vierge. L’imprimerie a permis le développement de la diffusion des mystères.

Saint Dominique (1170-1221) : Il diffuse le Rosaire. Il l’a reçu directement de la Vierge Marie alors que l’hérésie cathare battait son plein dans la chapelle Notre Dame de Prouilhe (Aude) en 1208. Elle lui prédit les magnifiques effets que cette dévotion allait produire. Alain de la Roche dans sa prédication indique le fait que saint Dominique a reçu le Rosaire. Saint Dominique n’a jamais participé aux combats contre les cathares, il prêchait.

Catharisme : Le catharisme ne s’appuie pas sur une théologie puisqu’il considère que Dieu, inconnaissable et non accessible, est absent de ce monde. Les cathares, se considérant alors comme les seuls vrais disciples des apôtres, souhaitaient adopter le modèle de vie, les rites et les sacrements, des premières communautés chrétiennes. Ils s’appuyaient principalement sur les enseignements du Nouveau Testament, et leur unique prière était le Notre Père. Les cathares rejetaient la guerre, l’Enfer, l’Incarnation et l’Ancien Testament (à l’exception des Livres des Prophètes). Ils considéraient que toutes les pratiques et sacrements instaurés progressivement par l’Église dès les premiers siècles n’avaient aucune valeur : baptême d’enfant, eucharistie, mariage, médiations des saints, reliques.

13 octobre 1917 : Fatima. Les trois enfants sont gratifiés de visions leur montrant les mystères joyeux avec la sainte Famille, Douloureux avec Notre Dame des douleurs, Glorieux avec la Vierge portant dans sa main le scapulaire du Mont Carmel. Dieu a donné deux remèdes aux maux du monde : le Rosaire et la dévotion au cœur immaculé de Marie.

Le Curé d’Ars égrainait son chapelet entre ses doigts. La méditation du chapelet et sa prière amènent à la piété et à la pénitence. Il donne des grâces, est une arme très puissante contre l’enfer, les hérésies, un moyen de sanctification, de conversion, une aide au moment de la mort.

Saint Maximilien Kolbe : 8 janvier 1894- 14 août 1941. Alors qu’il était encore étudiant, il fonda avec quelques frères la Mission de l’Immaculée en vue de sanctifier le monde entier avec l’aide de la Vierge Immaculée.

Ordonné prêtre en 1918 et revenu en Pologne, il commença son apostolat à l’aide d’une revue, ’ Le Chevalier de l’Immaculée ’.

 En 1927, il fonda un ’ Couvent-Maison d’édition ’ confié à Marie : Niepokalanów (Cité de l’Immaculée), centre de vie religieuse et de diverses formes d’apostolat, où plusieurs centaines de religieux vivaient dans une pauvreté de vie vraiment franciscaine, mais travaillaient sur les machines les plus perfectionnées.

• Désireux de communiquer l’amour de l’Immaculée à tous, il partit pour le Japon, où il fonda une institution semblable (Mugenzai no Sono).

• De retour en Pologne, en 1936, il fut emprisonné pour la première fois en 1939 par les allemands.
Arrêté définitivement le 17 février 1941, il fut enfermé dans le camp d’Auschwitz. Il y vécut parmi les privations et les persécutions, illuminant de foi, d’espérance et de charité ce lieu de mort et de haine, jusqu’au jour où il s’offrit pour mourir dans le bunker de la faim à la place d’un père de famille.
Après avoir soutenu tous ses compagnons, il fut tué par une injection de phénol le 14 août 1941. Son corps fut brûlé au four crématoire le lendemain, fête de l’Assomption.

Fulton John Sheen, né Peter John Sheen le 8 mai 1895 à El Paso et décédé le 9 décembre 1979 à New York, est un prélat catholique américain, évêque auxiliaire de New York et promu archevêque in partibus en 1969. Il est surtout connu pour ses dons d’orateur et sa remarquable présence dans les médias. Après avoir tenu l’émission radiophonique The Catholic Hour de 1930 à 1950, il présente pendant une vingtaine d’années des émissions de télévision qui lui vaudront une Emmy Award en 1952. le 5 juillet 2019, le Pape François signe le décret permettant sa béatification.

Guy Gilbert : Guy Gilbert est un prêtre et éducateur spécialisé français. Il est issu d’une famille ouvrière de 15 enfants.
Il entre au petit séminaire à l’âge de 13 ans, en 1948, mais ce n’est qu’en Algérie, où il part en 1957 que sa vocation sacerdotale s’éveillera réellement. C’est à Alger qu’il finit son séminaire. Il y reste jusqu’en 1970.
De retour à Paris, il exerce son activité de prêtre dans la rue et devient éducateur spécialisé pour les jeunes délinquants dans le XIXe arrondissement. Guy Gilbert a acheté une ferme dans les Alpes-de-Haute-Provence, « une ruine loin de Paris » comme il aime à le répéter, pour y installer un lieu d’accueil, la Bergerie du Faucon, où, avec d’autres éducateurs, il tente de réinsérer des jeunes en difficulté par le travail, le respect et la foi.

Jean-Paul II, né le 18 mai 1920 à Wadowice, près de Cracovie en Pologne, et mort le 2 avril 2005 au Vatican, est le 264e pape de l’Église Catholique du 16 octobre 1978 jusqu’à sa mort. Il est né sous le nom de Karol Józef Wojtyła. C’est le premier pape d’origine polonaise. Le 13 mai 1981, il est victime d’un attentat sur la place saint Pierre à Rome. Il est canonisé le 27 avril 2014.

Bataille de Lépante : 7 octobre 1571 (Golfe de Corinthe)

La bataille navale de Lépante s’est déroulée le 7 octobre 1571. Elle opposait la flotte ottomane, dominante en Méditerranée à l’époque, et la flotte de la Sainte-Ligue, constituée à l’initiative du pape saint Pie V. Elle était composée d’éléments espagnols, vénitiens, génois, maltais, savoyards et pontificaux. Les pensées de saint Pie V accompagnaient continuellement la flotte chrétienne. Jour et nuit, il la recommandait dans une prière ardente à la protection du Très-Haut. Sa prière devait enfin être exaucée. Dans la nuit du 21 au 22 octobre, un courrier envoyé par le nonce à Venise, remet au cardinal Rusticucci une lettre contenant la nouvelle de la grande victoire obtenue à Lépante sous le commandement de Don Juan. Mais saint Pie V en avait eu surnaturellement connaissance dès le soir de la bataille. Le pape attribua la victoire au Rosaire de Notre Dame, du fait que la bataille avait été remportée le premier dimanche d’octobre, lorsque des processions du rosaire se tenaient Rome. Il ordonna donc que, chaque année, une fête d’action de grâce soit célébrée en commémoration de la victoire, au jour anniversaire, sous le titre de Notre Dame de la Victoire.

Son successeur Grégoire XIII décida que la fête serait célébrée sous le titre de fête du Saint-Rosaire. Elle reçut le titre actuel de fête de Notre-Dame du Rosaire en 1960.

Bibliographie :

Vocabulaire de théologie Biblique, Editions du CERF

Le Rosaire, le plus bel album de famille : Guy Gilbert, EdB

Dictionnaire encyclopédique de Marie : Pascal-Raphaël Ambrogi et Dominique le Tourneau, Editions Desclée de Brouwer