Café Mission - 16 novembre 2019

18 novembre 2019

DISCIPLE MISSIONNAIRE - CAFE MISSION 2/ 16 novembre 2019 9h00

Prière et louange : 5mn/ Partage : Nous revenons sur ce que nous avons vécu de beau le mois dernier dans nos mouvements et service. 1/2h

La Prière de Ste Gertrude d’Helfta : « Ô Jésus, cache-moi dans la plaie de ton Cœur très aimant » : 
« Ô Jésus, cache-moi dans la plaie de ton Cœur très aimant. A Toi, unique Amour de mon cœur, je m’offre en sacrifice, pour ne plus vivre que pour Toi. Forme mon cœur sur le modèle du Tien, pour que je puisse marcher selon Ton bon Plaisir. Par la plaie de ton Cœur, ô mon très doux Sauveur, transperce mon cœur du dard de ton Amour, afin qu’il ne puisse plus contenir les biens terrestres, mais qu’il soit seulement régi par Toi ». 

« Père Éternel, j’offre le Très Précieux Sang de Votre divin Fils Jésus, en union avec toutes les Messes qui sont dites aujourd’hui dans le monde entier, pour toutes les saintes âmes du purgatoire, pour les pêcheurs en tous lieux, pour les pêcheurs dans l’Église universelle, pour ceux de ma maison et de mes proches ». 
Ainsi soit-il. 

Comment parler de Dieu aujourd’hui ?
À un moment donné, on a pu croire qu’il suffisait de vivre l’Évangile en silence, que les paroles étaient superflues. Mais on a pu alors bâillonner la parole. La Parole de Dieu est reçue mais pour être transmise. Dieu nous la confie mais pour, à notre tour, la confier à d’autres. Nous ne pouvons la taire : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé » affirme Paul. Au cœur de la mission, il nous faut à un moment donné « dire Dieu ». Mais comment ?
Ni théorie, ni discours, ni matraquage, ni marketing, ni forcing, non. Il nous faut dire la vérité de toujours dans les mots de tous les jours, plongés dans l’expérience de chaque jour, avec du concret, des exemples vivants, du vécu. Montrer la foi incarnée, en direct, pour annoncer le nom de Jésus.
Que faut-il dire alors avant tout, en le murmurant ou en le clamant, suivant les cas ?
Le kérygme, c’est à dire le noyau de la foi, le cœur même de la foi, qui allait de soi lorsque les chrétiens étaient majoritaires, mais qui est tellement ignoré dans un monde sécularisé. Quel est-il alors ? Dieu notre Père est le créateur. Le péché a éloigné l’homme de sa source. Cette vie, il nous la partage dès maintenant. Jésus est mort et est ressuscité pour nous sauver et nous ouvrir le Ciel.
Bref, c’est bien ce qui est absolument essentiel pour l’existence, vital pour la vie.
Jésus, lui-même s’exclame : « Le Royaume de Dieu est là » et les apôtres clament : « Jésus est le Seigneur »
Voilà le témoignage que nous ne devons jamais nous lasser de donner.
Le missionnaire est d’abord « quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable. L’Église ne grandit pas par prosélytisme mais “par attraction” (1) », Pape François
La vraie spécificité du pape François a été de tenter de réconcilier les deux branches missionnaires. Ceux qui sont au service des plus pauvres et ceux qui annoncent le Christ. Il ne faut jamais séparer les deux : il ne faut ni agir comme une simple ONG ni oublier de poser des actes chrétiens concrets. 
Nul besoin de partir au bout du monde. Preuve en est, sainte Thérèse de Lisieux, qui est restée toute sa vie au Carmel, jusqu’à sa mort, à 24 ans, est la sainte patronne des missions. Elle montre la voie directe vers l’Amour du Christ en puisant à la source. 

 
Le Kérygme : D’un mot grec qui signifie « proclamation solennelle », le kérygme est le noyau de la première prédication des Apôtres : Jésus Messie est Seigneur et Sauveur.
On le trouve exprimé en plusieurs lieux du Nouveau Testament, par exemple dans le discours de Pierre le jour de la Pentecôte (Actes 2,14-36).
C’est l’attestation de la résurrection de Jésus crucifié, l’annonce du pardon, une invitation à la conversion et à l’attente du retour glorieux du Christ.
Il est bon de placer le kérygme au centre de notre foi. Dans la perspective de la « hiérarchie des vérités », qui invite à ne pas mettre tous les éléments de la foi chrétienne sur le même plan, le kérygme est ce qui éclaire tous les autres points et les fonde.

« Évangélisatrice par nature, l’Église commence toujours par s’évangéliser elle-même. Disciple du Seigneur Jésus, elle se met à l’écoute de sa Parole, d’où elle tire les raisons de l’espérance qui ne déçoit pas, parce qu’elle est fondée sur la grâce de l’Esprit Saint (cf. Rm 5,5). C’est ainsi seulement qu’elle est capable de garder fraîcheur et élan apostolique. Le décret conciliaire Ad gentes et l’encyclique Redemptoris missio, dont vous vous êtes inspirés pour cette assemblée plénière, disent : « C’est de la mission du Fils et de la mission de l’Esprit Saint que l’Église, selon le plan de Dieu le Père, trouve sa source » (Ad gentes, 2). La mission ne répond pas en premier lieu à des initiatives humaines ; l’acteur est l’Esprit Saint, c’est son projet (cf. Redemptoris missio, 21). L’Église est au service de la mission. Ce n’est pas l’Église qui fait la mission, mais la mission qui fait l’Église. En conséquence, la mission n’est pas l’instrument, mais le point de départ et la fin. » » « Tout renouvellement dans l’Église doit avoir pour but la mission, afin de ne pas tomber dans le risque d’une Église centrée sur elle-même » (Exhort. ap. post-sinod. Ecclesia in Oceania, 19). « Aller » est inhérent au baptême, les limites sont celles du monde. C’est pourquoi continuez de faire en sorte que l’esprit de la mission ad gentes anime le chemin de l’Église et qu’elle sache toujours écouter le cri des pauvres et de ceux qui sont loin, les rencontrer tous et annoncer la joie de l’Évangile. » pape François, Audience Générale 7 Décembre 2015