Une vie de Saint Siffrein, Evêque de Carpentras et Venasque, VIe siècle

23 novembre 2017

Siffrein est né à Albano en Campanie (Italie), au VIe siècle.

Ses parents possédaient de grands domaines et étaient des patriciens. Siffrein, tout comme son père, était attiré par Dieu. A cette époque là, le monastère de l’île de Lérins était particulièrement réputé, notamment pour son enseignement. On le surnommait d’ailleurs « pépinière d’évêques » ou encore « nourrice des saints ». Le jeune Siffrein rejoignit le monastère et fut confié aux bons soins d’un savant religieux qui fut chargé de sa formation. Puis il devint infirmier de la communauté.

Une rumeur commença à se répandre selon laquelle Siffrein guérissait les malades mis en sa présence.

La sainteté du jeune moine se manifestait. Il obtenait aussi la guérison des personnes par ses prières de délivrance. C’était un exorciste renommé . Il fut vite nommé à la formation des novices où il excella.
A la mort de l’évêque de Carpentras, il fallut choisir son successeur. Or la réputation de Siffrein avait atteint Carpentras. Mais Siffrein n’avait pas tellement envie de quitter son monastère. Il ne partit que sur l’ordre du Père Abbé. Il fut sacré Evêque dans l’abbatiale d’Arles.

Un miracle eut lieu durant son ordination.

Au moment du baiser de paix, il se trouva en présence d’une personne aveugle. Il fit un signe de croix sur les yeux du pauvre homme et immédiatement, celui-ci recouvra la vue. C’est donc avec une solide réputation qu’il arriva à Carpentras.


Il est représenté comme étant un homme tout le temps en prière.

Il priait d’ailleurs avant de prendre toute décision importante. Il se montrait attentif à tout et à tous, notamment auprès des malades, des mourants, des plus pauvres. Il se consacrait pleinement à la transmission de la Foi. Plusieurs églises furent construites durant son mandat.


Il rejoignit le Père un 27 novembre.

Mais il fut prévenu de son départ prochain par le Christ, ce qui lui permis de laisser un testament spirituel insistant sur l’amour de la justice, la charité et l’espérance de voir Dieu.


Des parfums suaves exhalaient de son corps après son décès.

Dieu nous montra ainsi sa sainteté. Et par la suite de nombreux miracles lui furent attribués.